3’237 enfants victimes de maltraitance en Colombie entre janvier et mai 2013.

218 enfants maltraités ont été mis sous la protection de l’ICBF.

Lien vers l’article paru dans El País

Dans le pays, 3237 mineurs ont subi un type d’agression, selon les statistiques de Médecine Légale, dans la période comprise entre janvier et mai de 2013.

Dans la Vallée du Cauca, l’Institut Colombien de Bien-être Familial, ICBF, a dicté une mesure de protection à 218 enfants qui étaient maltraités par leurs parents ou des membres de la famille.

Et à Cali, selon les dénonciations faites au Ministère public, 351 mineurs ont reporté avoir été victimes de violence intra-familiale, entre janvier et juillet 2013.

Pour Ángela Rosales, directrice de Villages Infantiles, ces données doivent attirer l’attention des autorités et de la société en général. « Les principaux coupables d’abus et de violence contre l’enfance se trouvent, principalement, à l’intérieur du domaine familial.», a-t’elle expliqué.

Des 3’237 cas que la Médecine Légale a reçu au plan national, le 61 % des enfants présentaient des coups avec un élément contondant, 10 % étaient blessés par une arme blanche et dans 25 % l’élément causant de la blessure n’a pas été déterminé.

L’entité a informé que les agresseurs principaux dans le foyer sont les pères avec 33 %, suivis des mères avec 28 % et les beaux-pères avec 9 %.

« Il est infortuné que nous devons protéger des enfants de leurs propres pères et de mères. Nous ne pouvons pas permettre que les foyers soient un facteur de risque pour l’enfance« , a dit la Directrice de Villages Infantiles.

Camilo Domínguez, directeur de Protection de l’Institut Colombien de Bien-être Familial, ICBF, a ajouté les coups ne constituent pas la seule forme de mauvais traitement.

La malnutrition, ne pas les envoyer étudier, les mettre à travailler ou les laisser seuls, sont d’autres formes de transgression des droits des enfants. 

L’un des cas sur lesquels enquête l’ICBF s’est présenté un samedi dans la nuit, quand quatre enfants ont été blessés dans un incendie survenu à l’intérieur d’une demeure. À ce qu’il semble, les enfants étaient seuls et enfermés sous clef.

« Si la violence est la normalité dans le foyer, nous ne pouvons pas espérer que les enfants ne répliquent pas ce qu’ils ont appris quand ils sont dans les collèges, dans le parc ou dans tout autre environnement social. Alors: qu’est-ce qu’on leur apprend ?« , a manifesté madame Rosales.
A Tenir en compte.



Qu’est-ce que que la maltraitance ?
La maltraitance est toute forme de préjudice, de châtiment, d’humiliation, d’abus physique ou psychologique, de négligence, d’omission ou de traitement négligent sur un mineur, (le Code d’Enfance).


Ce que disent les enfants : Johan de 15 ans.

« La maman peut dire à son fils qu’il est un imbécile pour le rendre malheureux. Alors l’enfant se sent terrible. La meilleure correction est de ne pas lui dire cela, mais de lui conseiller qu’il fasse attention.

 »

Le dialogue

Les experts disent que c’est la meilleure stratégie pour transmettre un message. Les enfants répondent très bien à cette classe de stimulation, puisqu’ils sont dans un apprentissage.



Les normes

Établissez des normes de cohabitation et de bon comportement avec le mineur, tant dans le foyer comme en dehors. Dialoguez avec vos enfants et la famille avant de les imposer.



Les punitions

Si votre enfant fait un infraction ou viole les normes établies, demandez pourquoi il(elle) l’a fait. Informez-le(la) punition qu’il(elle) aura, parce que tout acte a des conséquences.

Donnez l’exemple à l’enfant


Si vous fumez fréquemment, si vous buvez jusqu’à arriver complètement enivré, si vous le traitez avec des grands cris ou des coups, n’espérez pas que votre fils ait un comportement diffèrent.



Dénoncer ! Signaler !

N’importe qui peut signaler un mauvais traitement : la Ligne ICBF 018000918080, le portail web www.icbf.gov.co, teprotejo.org, dans les commissariats de famille ou dans les inspections de Policie.